Dans un monde caractérisé aujourd’hui par une recherche constante d’amélioration de la productivité, souvent synonyme d’un accroissement des exigences vis-à-vis des salariés, la recherche du bien-être au travail devient une priorité. C’est le bien-être qui génère la performance, et non l’inverse, et cela oblige à penser l’entreprise différemment.

Le bien-être passe par la hiérarchie…

L’implication de la direction générale et de son conseil d’administration est indispensable. L’évaluation de la performance doit intégrer le facteur humain, et donc la santé des salariés. Dans un monde où 81% des cadres se disent prêts à changer d’entreprise pour fuir les tensions, le défi est de taille : le bien-être doit devenir une priorité.

Dans la période difficile et incertaine que nous vivons, un manager n’a pas tellement de moyens bien-être-travail-poignée-de-mainpour améliorer la conjoncture et les conditions de travail de plus en plus dures. Par contre, il peut avoir une influence décisive sur le bien-être de ses collaborateurs en développant la cohésion et l’esprit d’équipe. En effet, pour les salariés, être mieux au travail c’est avoir la possibilité de s’engager dans son travail, être respecté, reconnu et pas seulement disposer de facilités comme des conciergeries ou des salles de gymnastique dans l’entreprise. En somme, ils veulent davantage participer et se sentir concernés par le projet de leur entreprise et non plus être considérés comme une simple addition d’individus.

… Et par l’environnement au bureau

Selon le professeur britannique Cooper, spécialiste des organisations de travail pour le bien-être-au-travail-naturecompte de la société française Interface sur 3 600 salariés dans huit pays, dont la France, les salariés ont besoin de verdure et d’espaces verts pour être au top de la performance.

Selon une étude dévoilée par France Info, 21% des salariés qui bénéficient d’un environnement avec de la lumière naturelle, des espaces verts, des zones sans bruit, ou encore de la vue sur l’eau se disant heureux de venir au travail contre la moitié si tous ces éléments ne sont pas réunis.

Dans une autre étude de l’université de l’Oregon, on note un autre facteur important, la couleur : « dans l’environnement de travail, notre recherche montre que l’utilisation de couleurs muettes comme le marron et le gris sont associés à des niveaux plus élevés déclarés de stress. En revanche, les employés dans les bureaux avec des couleurs vives d’accent (rouge, jaune, violet, orange, vert et bleu) ont déclaré des niveaux de stress moins importants et un meilleur taux de productivité ».

Une chose est donc à retenir : sans bien-être au travail, point de motivation, point d’émulation, point de créativité, point d’innovation et donc point de croissance.