La méthode agile est le nouveau modèle de travail qui a le vent en poupe pour la gestion de projet. Elle apporte, comme son nom l’indique, de l’agilité et de la souplesse pour laisser place aux imprévus et à l’adaptation.

La méthode traditionnelle de gestion de projet

Traditionnellement la gestion de projet s’organisait en cascade (modèle waterfall), c’est-à-dire que chaque action découle d’une action antérieure. Le projet est donc un enchainement logique, qui nécessite la réalisation de la tâche n-1 pour passer à la tâche n. Cette méthode permet d’organiser un planning précis : on sait d’où on démarre et très exactement où l’on va. Cette forte structure est rassurante car elle sert de guide auquel on se réfère pour avancer.

Cependant, si ce modèle a été remis en cause, c’est car il compte des désavantages :

  • Il demande du temps
  • Il est bloqué si l’un des maillons est à l’arrêt
  • Il ne laisse pas de place aux ajustements
  • Il nécessite une vision claire du projet avant même son lancement

L’origine de la méthode Agile

Pour répondre à ces problématiques, en 1990, des ingénieurs américains se sont penchés sur un nouveau modèle, et ont réunis leurs méthodes pour rédiger le « manifeste Agile » (Agile Manifesto en anglais). Ce manifeste répertorie différents axes pour assouplir la gestion de projet. Tous se basent sur des valeurs fortes :

  • L’équipe: on met les individus au centre de la gestion du projet, au lieu du processus
  • L’application: on délaisse la théorie et la documentation au profit de la pratique et l’expérimentation
  • La collaboration : les équipes sont pluridisciplinaires, et on met le client au centre du projet, il fait partie de l’équipe, et est invité à participer à l’élaboration du projet
  • L’acceptation du changement: avec cette souplesse retrouvée, il faut être prêt à accepter un maximum de modifications du projet au fur et à mesure de sa réalisation.

Le fonctionnement de cette méthode

L’approche agile la plus utilisée est la méthode Scrum. Concrètement, comment s’organise-t-elle ?

Le projet est divisé en « sprints » de 2 semaines.  Les objectifs sont donc définis à court terme.

Chaque journée commence par un point réunissant tous les membres de l’équipe, pour définir ce qui a été fait la veille, les difficultés rencontrées, et les missions du jour. Cette réunion ne dure pas plus de 15 min, elle permet de donner la ligne directrice quotidienne à chaque membre, et d’identifier une éventuelle difficulté.

En faisant le bilan des objectifs des 15 jours, on peut rapidement réagir et apprendre de ses erreurs pour ne pas handicaper la poursuite du projet. On réajuste aussi les objectifs en fonction de l’avancement, des modifications apportées en cours de route par le client et des difficultés identifiées.

Les inconvénients de cette méthode

Cette méthode apporte donc beaucoup de souplesse pour la gestion du projet, cependant elle note quelques inconvénients. Il est difficile d’estimer précisément la durée du projet, et donc le prix pour le client. Il faut régulièrement prévoir des dépassements d’honoraires pour le client, mais pour un résultat fonctionnel.