Pour disposer d’une équipe de collaborateurs motivés et productifs, certaines méthodes de travail privilégiant l’échange et l’autonomie existent. 

Le management participatif en fait partie. Nous proposons dans cet article d’en découvrir les principes pour les mettre en application. Nous détaillons aussi les conditions à respecter pour rendre possibles la performance collective et le bien-être au travail. 

En quoi consiste le management participatif ? 

Toutes les organisations ont des objectifs commerciaux (réalisation d’un chiffre d’affaires important) ou d’intérêt collectif (soigner ou protéger la population d’un État) à atteindre impérativement. 

Ces objectifs déterminent la nature des relations entre dirigeants et équipes de travail. Les managers s’impliquent alors fortement pour superviser le travail accompli et communiquer en insistant sur l’importance d’atteindre des objectifs plutôt que sur le bien-être des salariés. 

Le management participatif consiste en l’inverse. Les tâches d’identification traditionnellement accomplies par la direction sont déléguées aux membres. Le dialogue et le recueil des suggestions émises par chaque membre lors de séances de travail collectif définissent alors les objectifs stratégiques. 

Il repose sur le transfert de responsabilité pour garantir la motivation de chaque membre. Il accorde une importance au rappel des compétences et des mérites personnels pour prévenir les conflits interpersonnels et instaurer des relations harmonieuses. Voir ici pour en savoir plus.

Un management reposant sur la communication 

La circulation des informations est un des avantages que comporte ce nouveau mode de management. Celle-ci est nécessaire pour toute organisation ayant à évoluer dans un environnement instable et hasardeux. Elle permet : 

  • d’innover pour définir de nouvelles méthodes de travail afin de faire mieux à moyens constants ;
  • d’identifier des risques internes pouvant entraver le fonctionnement de l’organisation ou encore alerter sur des situations individuelles jusqu’à présent ignorées (harcèlement, addiction…) ;
  • de localiser des marchés porteurs où l’entreprise peut améliorer sa présence en proposant de nouveaux biens ou de nouveaux services.

Dans les trois cas, le management participatif repose sur une bonne communication interne. Le mot «communication» doit être compris ici au sens fort qui signifie «mettre en commun». La participation de chaque membre permet à l’organisation d’acquérir plus de connaissances et d’en faire un actif. 

Quelques conditions à respecter 

Ce partage de l’information stratégique diminue le statut d’experts que peuvent avoir les supérieurs hiérarchiques. Ce qui ne signifie pas toutefois que leur autorité est remise en cause. 

La raison en est que ce mode de management ne vise pas à accroître les résultats des travailleurs devant effectuer certaines tâches prédéfinies. Il vise au contraire à permettre une meilleure adaptation pour garantir la haute qualité du travail fourni et satisfaire in fine les clients. 

Ce mode de management requiert donc un sens aigu des responsabilités et une forte capacité à s’ auto-discipliner en plus d’une curiosité envers les nouveautés. Ce qui revient à instaurer un climat de confiance qui rende superflus la surveillance et l’utilisation de moyens de coercition de la part de la direction. 

Ce mode de fonctionnement n’est cependant pas exempt de certaines limites. La tenue de discussions pour parvenir à un compromis est chronophage et peut entraîner un manque de réactivité. 

Un management où tout le monde participe 

En définitive, le management participatif impose la définition claire de ce qui peut être débattu au sein de l’organisation. Ce qui signifie aussi identifier les situations qui rendent nécessaires une prise de décision rapide et un fonctionnement directif. Une convention entre dirigeants et collaborateurs sur le degré de liberté laissée doit être passée.